Cette époque a des allures d’apocalypse. Mais, l’auteur nous le rappelle, ce mot signifie d’abord révélation. C’est le rideau de nos illusions qui se déchire : le réel fonce sur nous. Il nous faut changer le monde et, pour ce faire, repenser le Nous. Ralentir, réfléchir, se réunir, agir. L’auteur s’est consacré à ce travail de réflexion tant pour retrouver sa souveraineté intérieure au milieu du vacarme numérique que pour convier chacune et chacun à participer à cette entreprise de remise en question des dogmes et récits qui nous divisent, nous asservissent, nous coupent du réel, du sensible, du Vivant. Dans sa postface, Yvon Rivard écrit : « L’auteur a appris de son père “qu’on ne barre jamais un camp dans le bois, il pourrait passer quelqu’un mal pris, perdu, blessé, en pleine tempête de neige… faut qu’il puisse se mettre à l’abri.” Je dirais que son livre est un camp dans le bois qui nous offre quelques idées simples susceptibles de nous guérir ou de nous orienter, un abri d’où nous pouvons à nouveau sentir que nous sommes chez nous dans l’univers. »