En 1974, Yvon Rivard est un jeune professeur qui n’a pas encore publié, alors quePierre Vadeboncœur est un essayiste consacré sur le point de prendre sa retraite. Les deux hommes entreprennent à ce moment-là une correspondance qui ne se concluera qu’avec la mort de Vadeboncœur, en 2010.
Une amitié libre permet de découvrir ce qui a d’abord réuni ces deux intellectuels, de même que l’étroite relation qui se tissera entre eux, où deux écrivains se donnent la parole, sont attentifs l’un à l’autre. La hauteur du style de cet échange est rien de moins qu’extraordinaire.
L’essayiste contemporain Mathieu Bélisle signe la préface de ce livre et en dit ceci: «On ne peut s’empêcher de remarquer à quel point chacun a exercé une influence sur l’autre, s’est laissé bouleverser, émouvoir, déranger par l’autre, au risque de l’effronterie ou de l’inconvenance. [...] C’est cette sincérité de ton, cette franchise dans le propos qui rendent cette correspondance admirable et nécessaire: la vérité partagée n’est pas une chose à redouter, encore moins à cacher ou à taire, mais le bien le plus précieux, la marque de l’authenticité, cela même qui rend libre.» L’ouvrage comporte également une postface d’Yvon Rivard.